Les chefs de file des quatre mouvances malgaches, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka, Zafy Albert et Andry Rajoelina devraient se rencontrer à Johannesburg en Afrique du Sud, le 28 avril prochain pour signer la résolution de sortie de crise.

En février 2009, dans les rues d'Antananarivo, déferlaient des milliers de manifestants à l'appel d'Andry Rajoelina
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Initialement prévue entre Ravalomanana et Rajoelina, cette nouvelle ''rencontre de la dernière chance'' fait suite aux deux rencontres de Maputo en août 2009 et celle d'Addis-Abeba. Finalement, un rendez-vous a été donné vendredi dernier pour la venue des deux autres anciens présidents, Didier Ratsiraka et Zafy Albert, à Johannesburg afin de signer un nouvel accord de sortie de crise. Une discussion préalable serait maintenue entre Ravalomanana et Rajoelina, discussion portant sur le contenu de ce qui devrait être signé ce 28 avril.
On ne sait pas encore si les quatre personnalités vont parvenir cette fois-ci à se mettre d’accord sur ce qui va sortir de cette rencontre. De son côté, Andry Rajoelina, persiste à maintenir le général Camille Vital à son poste de premier ministre de transition. Il reste également intraitable sur la préparation des élections et la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui va organiser ces élections d’ici peu.
Les trois autres mouvances, quant à elles, persistent à s'en tenir à l’application des Accords de Maputo et de l’Acte additionnel d’Adis-Abeba.
Madagascar est entré dans une crise en janvier 2009, quand le maire d'Antananarivo a écarté du pouvoir Marc Ravalomanana. Plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment la signature d'un premier accord à Maputo, la capitale du Mozambique, le 9 août 2009, par les quatre protagonistes malgaches. Ces accords prévoyaient une transition politique d’une durée de 15 mois maximum à l’issue de laquelle des élections législatives et présidentielles devaient se tenir sous la supervision internationale.
Ils ont ensuite signé un acte additionnel le 7 novembre 2009 à Addis-Abeba sur le partage du pouvoir en maintenant Andry Rajoelina, à la présidence de la transition, mais lui adjoignant deux "co-présidents", dont Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy et Fetison Rakoto Andrianirina, de la mouvance Ravalomanana. Ils ont également nommé Eugène Mangalaza, de la mouvance Ratsiraka en tant que Premier ministre de consensus.
Rajoelina a rejeté ces Accords de Maputo et l’acte additionnel d’Addis-Abeba au motif que le gouvernement de Mangalaza n’avait pu être formé en raison de conflits d’intérêt des quatre mouvances sur le partage des postes ministériels. Il a décidé de diriger seul le pays en nommant un autre premier ministre en la personne de Camille Vital.
A la mi-mars dernier, l’Union Africaine a sanctionné 109 personnalités de la Haute Autorité de Transition (HAT) pour entrave à la sortie de crise par un refus de visas à l’étranger, le gel des avoirs extérieurs ainsi que l’interdiction de participation aux réunions internationales.
Depuis, la communauté internationale a voulu rencontrer Rajoelina pour discuter d'un dispositif de sortie de crise. Le 31 mars dernier, la France a envoyé le Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, et le Conseiller pour l’Afrique du Président français Nicolas Sarkozy, André Parant, pour discuter de ce problème avec Rajoelina. Le 16 avril dernier, le président de la HAT a également reçu une délégation envoyée par le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma.
Cette rencontre a été proposée par la France, en accord avec l’Afrique du Sud et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).
(avec Xinhua)
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