L'homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina a annoncé mercredi 17 février qu'il voulait organiser des élections législatives, en mai, en dépit de l'opposition des trois autres principales mouvances politiques du pays.

Andry Rajoelina au début de sa marche forcée vers le pouvoir
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"Quoi qu'il advienne, les élections législatives auront lieu en mai", a annoncé Andry Rajoelina dans une déclaration à la presse, assurant que toutes les mesures seront prises pour que le scrutin soit libre et transparent.
Initialement prévues le 20 mars, les élections avaient été repoussées pour des raisons logistiques et climatiques, M. Rajoelina ayant récemment indiqué qu'il comptait les organiser "dans les meilleurs délais".
"Je suis prêt à étudier toutes les issues possibles si les autres mouvances acceptent la proposition de tenir les élections à cette date", a-t-il précisé, alors qu'une réunion du Groupe International de Contact (GIC) doit se tenir jeudi à Addis Abeba.
Camille Vital, Premier ministre de M. Rajoelina, est actuellement au siège de l'Union Africaine (UA) pour y soumettre cette proposition.
"Tout le monde, y compris la communauté internationale, est convaincue que la seule issue, (ce) sont les élections", a assuré M. Rajoelina.
Le GIC a plusieurs fois exigé l'application des différents accords de sortie de crise conclus à Maputo et à Addis Abeba qui prévoient un partage du pouvoir entre quatre mouvances politiques malgaches, mais M. Rajoelina est sorti de ce cadre en décembre en limogeant le Premier ministre de consensus et en annonçant unilatéralement la tenue d'élections législatives.
Madagascar, dont la moitié du budget de l'Etat dépend de l'aide extérieure, s'expose ainsi à des sanctions.
Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ancien maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, 35 ans, soutenu par l'armée.
Outre l'UA, le GIC est composé de l'ancien président mozambicain et chef de la médiation internationale Joaquim Chissano ainsi que de représentants des Nations unies, de l'Organisation Internationale de la Francophonie, de la Commission de l'océan Indien, de l'Union Européenne, de la France et des Etats-Unis.
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