Madagascar
Bilan touristique en hausse pour 2011

Le tourisme malgache remonte la pente

Par Eric Trannois
Jeudi 2 Février 2012à 11:34:21

Le ministère malgache du tourisme a publié lundi matin son bilan annuel sur la santé du secteur du tourisme pour 2011. Les chiffres sont encourageants, mais restent encore très inférieurs à ceux de 2008, l'année qui a précédé la crise politique.

Les rentrées de devises ne sont pas encore revenues à leur niveau de 2006


Madagascar a accueilli 225.005 touristes en 2011  alors qu'ils n'étaient que 196.052 en 2010 et 162.687 en 2009,  l'année de la crise. On est donc encore très loin du record battu  en 2008, qui était de 375.010 visiteurs. C'est toujours la France  qui est à l'origine du plus gros contingent de visiteurs étrangers  avec 58% des touristes recensés aux entrées du pays.

Assez paradoxalement, la courbe des emplois induits  par le tourisme n'a pas cessé d'augmenter et la crise n'a pas eu  d'impact sur cette progression. En 2001, le tourisme malgache  employait 31.207 personnes toutes branches d'activité confondues  contre 29.389 l'année précédente.

Il n'en est pas de même avec l'entrée des devises.  Si en 2008, leur montant s'élevait à 302,6 milliards d'ariary (108  millions d'euros), il n'est encore que de 160,66 milliards en 2011  (57 millions d'euros).

En 2011, on a recensé 1.693 établissements  hôteliers offrant 19.112 chambres dont le taux d'occupation est  passée de  46% en 2010 à 49%.

Pour cette année, l'Office National du tourisme  malgache (ONTM) prévoit d'atteindre le même nombre de visiteurs  qu'en 2008.

L'emploi lié au tourisme évolue de façon continue depuis 2004

Se positionner sur la cartographie mondiale du  tourisme durable

Mettre la destination Madagascar dans la  cartographie mondiale du tourisme durable, c’est l’un des défis  que se sont lancé les nouveaux membres du Conseil d’administration  de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) dans le cadre  de ses actions pour la promotion du secteur tourisme. Selon Eric  Koller, président du CA, il s’agit d’une opportunité qui doit  être exploitée et que, si Madagascar s’y lance maintenant, il  n’est pas trop tard.

Une amélioration de l’image de la destination sur  différents points est cependant requise, sans mobiliser d’importants  investissements. « Par rapport aux autres pays avancés et  industrialisés, la mise en place d’un tourisme durable et  responsable n’est pas trop tard pour Madagascar. Nous avons des  potentiels à mettre en jeu mais il faut donner une meilleure image à  la destination, par exemple, faire en sorte que les feux de brousse  s’arrêtent. Cela ne nécessite pas de gros investissements »,  a indiqué ce responsable, jeudi, au Café de la gare Soarano, lors  de la cérémonie de présentation des membres du CA.

L’Office a entamé et projeté la mise en œuvre  de différentes actions dont la création d’une commission spéciale  « tourisme durable », présidée par Annick Beanta­nana. Elle  aura pour mission de mener la réflexion sur l’harmonisation du  développement du tourisme durable et les renforcements de capacité  des acteurs du secteur. La prochaine étape sera l’élaboration  d’un plan d’actions et de démarche marketing relatif au tourisme  responsable qui prendra en considération l’environnement, la  culture, la population et autres facteurs.

Du 31 mai au 2 juin, dans le cadre du Salon du  tourisme international, qui se tiendra parallèlement à la Foire internationale de Madagascar, seront orga­nisées les assises sur le tourisme durable. Elles verront la présence du  direc­teur exécutif de l’Organisation mondiale du Tourisme  durable.


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