 Arriver à Nosy Komba est déjà une (petite !) aventure. Elle n'est accessible qu'avec une pirogue, ne dispose qu'aucune infrastructure permettant l'accostage d'embarcations plus importantes. Certes, l'île ne comporte que quelques centaines d'habitants. De plus, les allers et venues en pirogue font vivre de nombreuses personnes. Une mini croisière au raz des flots qui dure entre une demi-heure et une heure en fonction de la puissance du moteur de la pirogue, de la marée et. de la météo. Après avoir traversé le port d'Hell Ville et longé la réserve de Lokobé sur l'île de Nosy Bé, les embarcations traversent le bras de mer séparant les deux îles. Il n'est pas bien large, mais de forts courants ralentissent les embarcations à certaines heures. Par gros temps cette traversée peut s'avérer aventureuse, mais les pilotes des pirogues ne prennent pas de risques inconsidérés. Il se peut donc que l'île reste isolée quelques jours quand la météo est particulièrement mauvaise, notamment en période cyclonique. Nosy Komba doit être capable de vivre en autarcie pendant plusieurs jours. Les pirogues embarquent une dizaine de passagers ainsi que les denrées et matériaux nécessaires à la vie sur l'île. Les habitants les plus fortunés disposent de leur propre pirogue, mais une dizaine de passeurs proposent leurs services ce qui rend l'accès à l'île très facile, pour peu que l'on s'y prenne dès les premières heures du jour.
Tourné vers l'Est, le principal village de l'île, Ampangorina , s'étend le long d'une immense plage ; le piroguier dépose ses passagers au plus près de leur destination. Quelques autres petits villages se sont installés le long de la côte. L'île étant très escarpée, aucune piste n'existe entre les villages et c'est en pirogue qu'on les rejoint ou à pied pour les plus sportifs. Quelques structures d'hébergement se sont également installées sur le pourtour de Nosy Komba. Le plus souvent ce sont des endroits relativement chics : passer quelques jours dans un endroit de rêve, entre cocotiers et plage de sable blond, loin de tout, a un prix (autour de 200€ la nuit pour le plus luxueux à Tsara Komba , au sud de l'île!).
En revanche, le village de Ampangorina propose des hébergements à des prix tout à fait convenable, mettant le paradis à la portée de toutes les bourses.
Chaque jour, des dizaines de touristes viennent se promener au milieu d'échoppes qui leur sont destinées et qui s'étendent le long de sentiers traversant le village : on a su tirer profit de l'originalité de l'endroit et bâtir une mini « industrie touristique » autour des productions locales (ou importées de Antananarivo !), notamment cette technique de broderie « Richelieu » importée par les français il y a plusieurs siècle et dont le nom s'est transformé au fil des siècle pour devenir le « Récélé ». Nappes, rideaux et même vêtements, réalisés par cette technique, sont devenus la spécialité de l'île. Dès leur arrivée, les visiteurs peuvent les découvrir, battant au vent sur des fils, comme on ferait sécher le linge. Des femmes les attendent, tentant de les persuader de céder à la tentation, mais sans harcèlement.
L'un des principaux charmes de Nosy Komba vient de l'implication des habitants dans le tourisme : infrastructures et services, même si certains maladresses ont été commises, notamment dans la conception de la mini réserve où les animaux sont un peu trop « apprivoisés » et s'apparente plus à un petit zoo.
Les bungalows proposés aux visiteurs sont éparpillés au milieu des habitations, évitant la sensation de « parc à touristes » trop souvent ressentie. Il s'agit le plus souvent de petites cases traditionnelles faites de bambous, raphias et autres matériaux naturels. Certes, on est loin du confort tel qu'on le conçoit en occident, mais n'est-ce pas le propre du voyage que de rompre avec ses habitudes ? de se rendre compte que tout ce luxe auquel nous sommes accoutumés, que l'on finit par oublier à force d'habitude, peut souvent s'avérer superflu. Le village étant très petit, le voyageur aura très rapidement l'impression de « faire partie de la famille » à force de croiser les même sourires.
Vous n'aurez aucun mal à trouver une pirogue pour vous faire découvrir les nombreux ilôts qui flottent autour de Nosy Komba. Que ce soit pour la plongée (Nosy Tany Kely) ou plus simplement pour goûter le plaisir de se retrouver seul, sur une île déserte, le temps d'une matinée... |  |
 Une des nombreuses plages de Nosy Komba
D'autres photos de Nosy Komba
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